Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer
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Activités - Best of 2018

18h : Conférence publique de Patrick De Wever (Professeur au Muséum national d`Histoire naturelle, Paris) : "Temps de la Terre et temps de l`Homme» au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer"

Le 04/08/2018


Conférence grand public de Pierre Savaton : Arcisse de Caumont - un pionnier de la cartographie géologique, au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer

Le 07/07/2018

 

 

Arcisse de Caumont (1801-1873) est connu comme le fondateur de plusieurs sociétés savantes locales et nationales (la Société linnéenne de Normandie, la Société des antiquaires de Normandie, la Société française d'archéologie etc.), comme l'organisateur des Congrès scientifiques de France, comme historien et archéologue, mais beaucoup moins comme géologue. Il est pourtant l'un des premiers auteurs de cartes géologiques détaillées. Avant même que ne soit publiée la carte géologique de France à l'échelle du 1/500 000 (1842), des ingénieurs des mines, mais aussi des érudits locaux tel de Caumont, ont entrepris de reporter sur une carte géographique des informations relatives à la nature et à l'âge des roches. Ils ont entrepris la reconstitution de l'histoire de la Terre à partir des archives que constituent les roches.

 

 

 

Le conférencier décrit l'émergence au début du XIXe siècle d'une nouvelle science, la géologie, fille des  théories de la Terre et de la minéralogie, mais aussi de l'étude des fossiles, et portée par la volonté de décrire physiquement la diversité et la disposition des richesses minérales.

 

Les premières cartes minéralogiques établies à partir du milieu du XVIIIe siècle cherchent seulement à indiquer sur une carte géographique la diversité des mines et carrières: elles cherchent à faire l'inventaire des ressources utiles. Les cartes géognostiques qui leur succéderont rapidement visent un autre but: reconstituer la pile chronologique des terrains déposés depuis l'origine de la Terre. Elles s'inscrivent dans un modèle d'évolution de la surface de la Terre où toutes les roches sont issues de dépôts marins.

 

Les premières cartes géologiques publiées au début du XIXe siècle entendent produire un discours sur l'histoire de cette surface du globe en s'appuyant non seulement sur la disposition des couches mais aussi sur leurs origines et sur leurs âges en s'appuyant pour cela sur les fossiles.

 

 

L’ensemble de la présentation PowerPoint figure sur ce site >Conférences


18h30 : Réunion mensuelle avec un exposé de Me Frédérique Ferrand sur « Les fouilles et le Droit »

Le 26/05/2018

Résumé de l’exposé

La réglementation s’attache à différencier les « fouilles » pouvant avoir pour objet de mettre à jour des vestiges archéologiques, et celles menées par des paléontologues.

De longue date, le droit s’est attaché à régir les recherches archéologiques et autres « découvertes fortuites », en organisant une forte protection relevant, à ce jour et essentiellement, du code du patrimoine.

Les fossiles, et autres découvertes paléontologiques, ont, dans ce cadre, longtemps fait figure de « parent pauvre » dès lors que ne trouvaient (et trouvent encore) à s’appliquer que les principes généraux du code civil relatifs au droit de propriété, à la découverte de « trésors » ou encore à la qualification de biens meubles et immeubles. Les droits et obligations du paléontologue restent fondés sur ces principes, dès lors que les fouilles et découvertes s’effectuent en dehors d’une zone protégée.

Car, la protection du patrimoine géologique et des gisements de fossiles avait déjà (pourtant) été prise en compte dès la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature, laquelle permettait le classement en réserves naturelles des gisements de minéraux et de fossiles. Sur ce fondement, ont pu être créés quelques Réserves Naturelles Nationales, bénéficiant d’un périmètre de protection, et assorties d’une réglementation stricte destinée à assurer la conservation du patrimoine géologique.

Cela s’est toutefois avéré, dans les faits, insuffisant, et il a fallu attendre la loi du 27 février 2002 pour que soit enfin reconnue l’existence d’un patrimoine géologique, entrainant la création de l’Inventaire National du Patrimoine Géologique (INPG). Un nouveau pas est franchi avec le Grenelle de l’Environnement, et la définition de la Stratégie Nationale de Création des Aires Protégées (SCAP). Mais surtout, l’introduction dans le code de l’environnement de dispositions propres à assurer la protection des sites d’intérêt géologique.

 

 

 

 

 

 

 

Frédérique Ferrand

 

Avocat au Barreau de Paris Spécialiste du droit de l’environnement

Docteur en droit

 


18h30 : Réunion mensuelle avec un exposé de Jean-Pierre Watté sur « Préhistoire et protohistoire au carrefour de la Seine et de la Manche »

Le 17/02/2018

Des hommes foulent le sol de la Normandie depuis au moins 400 000 ans. Durant ce temps très long, la topographie des lieux a beaucoup varié en fonction des changements climatiques et de l’érection des plateaux alentours. Nos ancêtres ont d’abord dû subir les modifications de cet environnement, avant de se mettre à l’exploiter. Il s’ensuit l’existence de deux grandes phases. Au cours du Quaternaire, l’alternance de périodes chaudes et froides a conditionné l’établissement ou au contraire la désertion des populations ; jusqu’à – 5 000, elles ont vécu en pratiquant prédation et nomadisme. À partir de cette date, avec l’arrivée des premiers paysans néolithiques, la vallée de la Seine et les côtes de la Manche constituent des axes de circulation privilégiés, comme le montre la répartition d’objets importés, parfois de contrées lointaines. C’est encore plus vrai aux Âge du Bronze et du Fer, où la Manche, entre continent et îles britanniques, devient une sorte de petite Méditerranée ; camps et sites fortifiés de hauteur permettent alors le stockage de marchandises destinées à l’exportation et le développement d’activités artisanales, tout en témoignant de l’émergence de petites principautés ou de clans qui cherchent à contrôler cette nouvelle économie. 

 

Jean-Pierre Watté, docteur en Préhistoire de l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne, est archéologue honoraire du Muséum du Havre. Rattaché à l’UMR 6566 de l’Université  de Rennes, il est aussi, entre autres, vice-président  de la Commission Départementale des Antiquités de Seine-Maritime, secrétaire du Centre de Recherches Archéologiques de Haute-Normandie et administrateur de l’APVSM.

 


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