Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer
Le Villare - 14640 Villers-sur-Mer - BP 10 - tél. : 06 22 97 12 41 / 02 31 14 51 71 - Contact par mail
Activités - Best of 2017

18h30 : Conférence : "Le temps long de la planète Océan - Réchauffement climatique, mythe ou réalité ? " présentée par Marie-Christine HUAU. Salle Bagot

Le 04/11/2017

Réchauffement, catastrophe climatiques, fontes des glaces polaires, montées du niveau des océans, étés précoces… Le baromètre de la planète s’affole-t-il ? L’océan est considéré comme la pompe climatique de la Terre, planète bleue. Comprendre les grands phénomènes régulateurs du climat sert de repère pour aborder l’évolution à l’échelle du temps. Quant aux côtes normandes, rappelons que la mer Manche s’est asséchée, puis serait devenue fleuve avant de redevenir mer.. . Quand le temps long de la planète rejoint celui de la géologie, 50 années de réchauffement suffisent-elles à fonder un réchauffement structurel et dévastateur ?
Marie -Christine HUAU est ingénieur agronome et océanographe.
Elle s’est spécialisée dans la gestion des eaux, du littoral et développement durable.


20h30 : Conférence : "Un aperçu des Vaches Noires au temps de George Sand " présentée par Jean Marie GUEGAN et Jean-Pierre LOEVENBRUCK. Salle Bagot

Le 30/09/2017

Nous vous rappelons qu’un exposé vous sera présenté par Jean Marie GUEGAN et Jean-Pierre LOEVENBRUCK intitulé :

 

          "Un aperçu des Vaches Noires au temps de George Sand "

 

Le samedi 30 septembre 2017 à 20 heures 30 à la salle BAGOT (VILLERS-SUR-MER)

 

Pour nous permettre d’avoir le plaisir d’accueillir parmi nous Martine WATRELOT, membre actif de l’association « Les amis de George Sand », l’exposé débutera à 20 heures 30 (au lieu de 19 heures).

Nous vous remercions de bien vouloir noter ce nouvel horaire.

Très amicalement

 

En résumé :

Après un court rappel de la personnalité de George Sand, seront mis en lumière par Jean-Pierre LOEVENBRUCK l’originalité littéraire et artistique du conte Les Ailes de Courage et son lien avec la falaise des Vaches Noires.

Puis Jean Marie GUEGAN nous fera partager sa vision d’une George Sand, collectionneuse de fossiles, qui s’inscrit dans l’accès des femmes au savoir. Son fils Maurice a poursuivi cet intérêt pour les fossiles et cette collection existe toujours, en l’état, au château de Nohant.


18h : Conférence grand public de Vivien Chouquet : Jurassique Parc Normand : A quoi ressemblerait-il ? Cinéma du Casino de Villers

Le 05/08/2017

Jurassique Parc Normand : à quoi ressemblerait-il ?

Conférence de Vivien Chouquet, le 5 août 2017

 

 

La Normandie est une terre riche en fossiles. De nombreux spécimens découverts dans cette région ont permis, depuis le XVIIIème siècle, de grandes avancées dans la connaissance paléontologique. Les ossements de dinosaures sont les plus populaires et naturellement très médiatisés. Cependant, il serait bien mal venu d’oublier les poissons, les reptiles marins et volants ou encore les invertébrés. Ce formidable bestiaire, reflet d’une grande biodiversité aujourd’hui disparue, nous montre que la Normandie a été peuplée d’animaux extraordinaires depuis plusieurs centaines de millions d’années. Le climat tantôt chaud ou froid, les variations du niveau marin, mais également la dérive des continents sont des facteurs qui ont largement influencé la vie dans ces écosystèmes anciens.

 

Aujourd’hui, les chercheurs en paléontologie utilisent des techniques de pointe pour étudier les restes de protéines contenus dans les ossements fossiles. Imaginons que demain, à l’image du célèbre film « Jurassic Park », nous puissions trouver de l’ADN exploitable pour récréer ces animaux du passé.

 

Vivien Chouquet a invité ses auditeurs à rêver à quoi ressemblerait un parc d’attraction rassemblant uniquement des espèces normandes.  Aquariums, bassins, forêts ou encore volières, comment élever et présenter au public toutes ces espèces ? Les parcs zoologiques actuels sont très soucieux du bien-être de leurs animaux et de leur physiologie. Pour chaque "fossile vivant" de notre Jurassique Parc normand, il faudra étudier son mode de vie et alimentation pour qu’il soit en bonne santé.


18h : Conférence grand public de Didier Merle : De Paris sous la mer à une île nommée Inde : un voyage dans le temps de 50 millions d’années. Cinéma du Casino de Villers

Le 01/07/2017
photo

Il y a 50 millions d’années, les dinosaures avaient disparu depuis longtemps, mais le monde était encore bien différent celui que nous connaissons. Nous sommes à l’Éocène. Un grand Océan, la Téthys, permet une communication entre l’Atlantique et le Pacifique ; la plaque Indo-pakistanaise rejoint lentement l’Asie. C’est une grande île. À l’Éocène, la communication entre les océans est encore facile et fait le trait d’union entre le bassin de Paris et la plaque Indo-pakistanaise. C’est dans ce contexte globalement chaud qu’évoluent les faunes marines de cette époque.

 

Pour le bassin de Paris, deux aspects provenant de recherches récentes soulignent son intérêt scientifique. 1) un point-chaud de la biodiversité datant de l’Éocène moyen. La richesse en espèces de coquillages dépasse de beaucoup celle d’autres régions du monde. Cela fait de ce bassin une des régions les plus riches en espèces de coquillages fossiles. 2) Des patrons de coloration des coquilles fossiles sont préservés en masse. Ce phénomène de conservation exceptionnelle permet d’observer les motifs colorés de nombreuses espèces fossiles. On peut ainsi connaître leurs variations. Cette découverte représente un formidable outil pour aborder le concept d’espèce chez les mollusques et mieux comprendre leur évolution dans le temps.

 

Dans la Province du Sindh (Pakistan), le Ranikot Group, qui affleure largement dans l’arc de Karachi, correspond à des dépôts marins littoraux de la transition Paléocène/Éocène (env. 55 Ma). Cette région constitue une clé pour connaître la biodiversité à l’extrême Est de la Téthys. Les faunes du Ranikot Group furent signalées et récoltées par les anciens auteurs au début du siècle dernier. Mais ultérieurement aucune recherche n’a été entreprise. Depuis 2010, une équipe du MNHN travaille sur le Ranikot Group. Les résultats les plus spectaculaires des missions 2010, 2011 et 2012 concernent les faunes de coquillages. En effet, plusieurs niveaux ont livré des assemblages très riches en mollusques avec environ 80 espèces inédites. Dès maintenant, il est possible d’affirmer que cette richesse traduit l’existence d’un autre point chaud de la biodiversité fossile, mais c’est fois-ci placée à la l’Est de la Téthys.

 

portrait Didier Merle

Maître de Conférences au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) de Paris, Didier Merle étudie l’évolution des faunes de mollusques de l’ère Cénozoïque. Ses recherches paléontologiques portent sur la reconstitution des paléoécosystèmes dans l’Éocène du Bassin de Paris et sur l’évolution des motifs colorés des coquiilages au cours du temps. Au sein du Centre de recherche sur la paléodiversité et les paléoenvironnements (UMR 7207 CR2P), il est responsable, avec Sylvain Charbonnier (MNHN), d’une équipe chargée d’examiner des aspects exceptionnels et cryptiques de la paléodiversité.

Auteur de nombreuses publications scientifiques, il est directeur-adjoint du Centre de recherche sur la paléodiversité et les paléoenvironnements (UMR 7207 du CNRS) et responsable de la revue Geodiversitas (MNHN).

 


18 h : Réunion mensuelle avec un exposé sur « La faille de Villers » de Bernard Pierson, Secrétaire de l’APVSM

Le 19/06/2017

1ère partie : Vie de l`association, échos scientifiques
2e  partie :   Exposé de sur : « La faille de Villers » de Bernard Pierson
3e  partie :   Identification de vos trouvailles

Résumé : Le vacancier qui quitte l’A 13 pour se rendre sur les plages de Deauville et ses environs  par  l’A132 et la D677, sait-il qu’il longe la vallée de la Touques sur 12 km en suivant un profil  naturel quasi horizontal ?

Par une belle journée, il voit à sa droite l’escarpement qui constitue le sous-bassement du plateau de St Gatien et dans le lointain, à sa gauche un autre escarpement boisé au relief assez vigoureux, en avant duquel il peut apercevoir Beaumont-en-Auge. Le voyageur  pense que ce sont des collines ordinaires entre lesquelles coule le fleuve côtier, la Touques. Mais il y a des surprises…

A une autre échelle, un voyageur circulant  entre Colmar et Strasbourg en suivant le cours du Rhin, voyant à sa droite le relief sombre de la Forêt Noire et à sa gauche le relief bleu des Vosges, pourrait imaginer qu’il se trouve dans un environnement similaire. Cependant,  il y a une grande différence : d’un coté on produit du vin d’Alsace pour accompagner la choucroute ; de l’autre, on produit du cidre et un fromage réputé moulé dans des boîtes carrées.

La géologie structurale de la Vallée de la Touques n’est pas en reste et présente aussi des différences notoires.

Le conférencier a également expliqué et commenté en détail la faille de Villers, dont la ligne traverse diagonalement … la Salle Bagot. A la fin de son exposé, Bernard Pierson a répondu à de nombreuses questions d’un auditoire intéressé.


Chargement en cours...