Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer
Le Villare - 14640 Villers-sur-Mer - BP 10 - tél. : 06 22 97 12 41 / 02 31 14 51 71 - Contact par mail
Activités - Best of 2017

18h : Conférence grand public de Vivien Chouquet : Jurassique Parc Normand : A quoi ressemblerait-il ? Cinéma du Casino de Villers

Le 05/08/2017


18h : Conférence grand public de Didier Merle : De Paris sous la mer à une île nommée Inde : un voyage dans le temps de 50 millions d’années. Cinéma du Casino de Villers

Le 01/07/2017
photo

Il y a 50 millions d’années, les dinosaures avaient disparu depuis longtemps, mais le monde était encore bien différent celui que nous connaissons. Nous sommes à l’Éocène. Un grand Océan, la Téthys, permet une communication entre l’Atlantique et le Pacifique ; la plaque Indo-pakistanaise rejoint lentement l’Asie. C’est une grande île. À l’Éocène, la communication entre les océans est encore facile et fait le trait d’union entre le bassin de Paris et la plaque Indo-pakistanaise. C’est dans ce contexte globalement chaud qu’évoluent les faunes marines de cette époque.

 

Pour le bassin de Paris, deux aspects provenant de recherches récentes soulignent son intérêt scientifique. 1) un point-chaud de la biodiversité datant de l’Éocène moyen. La richesse en espèces de coquillages dépasse de beaucoup celle d’autres régions du monde. Cela fait de ce bassin une des régions les plus riches en espèces de coquillages fossiles. 2) Des patrons de coloration des coquilles fossiles sont préservés en masse. Ce phénomène de conservation exceptionnelle permet d’observer les motifs colorés de nombreuses espèces fossiles. On peut ainsi connaître leurs variations. Cette découverte représente un formidable outil pour aborder le concept d’espèce chez les mollusques et mieux comprendre leur évolution dans le temps.

 

Dans la Province du Sindh (Pakistan), le Ranikot Group, qui affleure largement dans l’arc de Karachi, correspond à des dépôts marins littoraux de la transition Paléocène/Éocène (env. 55 Ma). Cette région constitue une clé pour connaître la biodiversité à l’extrême Est de la Téthys. Les faunes du Ranikot Group furent signalées et récoltées par les anciens auteurs au début du siècle dernier. Mais ultérieurement aucune recherche n’a été entreprise. Depuis 2010, une équipe du MNHN travaille sur le Ranikot Group. Les résultats les plus spectaculaires des missions 2010, 2011 et 2012 concernent les faunes de coquillages. En effet, plusieurs niveaux ont livré des assemblages très riches en mollusques avec environ 80 espèces inédites. Dès maintenant, il est possible d’affirmer que cette richesse traduit l’existence d’un autre point chaud de la biodiversité fossile, mais c’est fois-ci placée à la l’Est de la Téthys.

 

portrait Didier Merle

Maître de Conférences au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) de Paris, Didier Merle étudie l’évolution des faunes de mollusques de l’ère Cénozoïque. Ses recherches paléontologiques portent sur la reconstitution des paléoécosystèmes dans l’Éocène du Bassin de Paris et sur l’évolution des motifs colorés des coquiilages au cours du temps. Au sein du Centre de recherche sur la paléodiversité et les paléoenvironnements (UMR 7207 CR2P), il est responsable, avec Sylvain Charbonnier (MNHN), d’une équipe chargée d’examiner des aspects exceptionnels et cryptiques de la paléodiversité.

Auteur de nombreuses publications scientifiques, il est directeur-adjoint du Centre de recherche sur la paléodiversité et les paléoenvironnements (UMR 7207 du CNRS) et responsable de la revue Geodiversitas (MNHN).

 


18 h : Réunion mensuelle avec un exposé sur « La faille de Villers » de Bernard Pierson, Secrétaire de l’APVSM

Le 19/06/2017

1ère partie : Vie de l`association, échos scientifiques
2e  partie :   Exposé de sur : « La faille de Villers » de Bernard Pierson
3e  partie :   Identification de vos trouvailles

Résumé : Le vacancier qui quitte l’A 13 pour se rendre sur les plages de Deauville et ses environs  par  l’A132 et la D677, sait-il qu’il longe la vallée de la Touques sur 12 km en suivant un profil  naturel quasi horizontal ?

Par une belle journée, il voit à sa droite l’escarpement qui constitue le sous-bassement du plateau de St Gatien et dans le lointain, à sa gauche un autre escarpement boisé au relief assez vigoureux, en avant duquel il peut apercevoir Beaumont-en-Auge. Le voyageur  pense que ce sont des collines ordinaires entre lesquelles coule le fleuve côtier, la Touques. Mais il y a des surprises…

A une autre échelle, un voyageur circulant  entre Colmar et Strasbourg en suivant le cours du Rhin, voyant à sa droite le relief sombre de la Forêt Noire et à sa gauche le relief bleu des Vosges, pourrait imaginer qu’il se trouve dans un environnement similaire. Cependant,  il y a une grande différence : d’un coté on produit du vin d’Alsace pour accompagner la choucroute ; de l’autre, on produit du cidre et un fromage réputé moulé dans des boîtes carrées.

La géologie structurale de la Vallée de la Touques n’est pas en reste et présente aussi des différences notoires.

Le conférencier a également expliqué et commenté en détail la faille de Villers, dont la ligne traverse diagonalement … la Salle Bagot. A la fin de son exposé, Bernard Pierson a répondu à de nombreuses questions d’un auditoire intéressé.


Voyage d’étude géologique et paléontologique en Angleterre (Côte jurassique du Dorset et Isle of Wight), en ferryboat Le Havre/Portsmouth, puis en car, dirigé par le Pr. R.T.S.Moody (Université de Kingston).

Période : du 07/05/2017 au 11/05/2017

Programme :

7  mai   Départ du Havre par Brittany Ferries à 17h. Arrivée à Portsmouth à 21h30 (heure locale). Transfert  au Western Royal Beach Hotel, Portsmouth

 

8  mai : Départ pour Fishbourne (Isle of Wight) par ferry. Tour de l’île en car, avec des visites au Dinosaur Museum, Sandown,  Whitecliff Bay, Sandown Bay, Hannover Point Shippards Chine, Alum Bay


20h : Réunion mensuelle, Salle Bagot, avec exposé sur "Mission préhistorique en Turquie : données récentes du terrain" par Amélie Vialet (MNHN, Paris)

Le 22/04/2017

1ère partie : Vie de l`association, échos scientifiques

2e  partie :   Exposé sur "Mission préhistorique en Turquie : données récentes du terrain" par Amélie Vialet (MNHN, Paris)

3e  partie :   Identification de vos trouvailles

 

Maître de conférences au Muséum national d`Histoire naturelle, Amélie Vialet était l`invitée spéciale de l’APVSM pour animer la réunion mensuelle par un exposé dont voici le résumé :

Dans l`état actuel de nos connaissances, la terre de nos origines est africaine. Très tôt cependant, les hommes sont partis à la conquête de nouveaux territoires jusqu`en Asie extrême orientale insulaire et aux confins de l`Europe occidentale.

La Turquie, au carrefour de l`Ancien Monde, est un passage obligé dans ces mécanismes d`expansion. Pourtant peu de vestiges préhistoriques y ont été mis au jour. Depuis plusieurs années, notre équipe du MNHN s`investit sur place aux côtés des scientifiques turcs pour révéler les témoignages de ces premiers peuplements.

Ce sont ces nouvelles fraîches du terrain qu`Amélie Vialet nous a présentées dans un exposé particulièrement dense et inspirant.


Chargement en cours...