Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer
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Activités - Best of 2016

18h : Conférence, au cinéma du Casino de Villers : Plumes de dinosaures ! par Pascal Godefroit (Institut royal des sciences naturelles de Belgique, Bruxelles)

Le 27/08/2016

En 1996, la découverte en Chine de Sinosauropteryx, dans des terrains vieux d'environ 125 millions d'années, a ébranlé le monde de la paléontologie. Le corps de ce petit dinosaure carnivore était en effet recouvert de duvet, confirmant une hypothèse que certains paléontologues défendaient depuis plus d'un siècle: les oiseaux sont les descendants directs des dinosaures et leurs plus proches parents étaient de petits prédateurs terrestres proches du célèbre Velociraptor immortalisé par Steven Spielberg. Les contraintes engendrées par le vol chez les oiseaux ont bien entendu nécessité de profondes adaptations morphologiques et physiologiques par rapport à leurs ancêtres dinosauriens. Tous ces caractères ne sont pas apparus d'un seul coup. Au contraire, on sait aujourd'hui que certaines adaptations (plumes, os creux, "fourchettes"…) se sont d’abord progressivement développées chez certains dinosaures, chez lesquels elles étaient associées à d’autres fonctions que le vol: isolation thermique, parades amoureuses, reconnaissance spécifique... Apparus au Jurassique, il y a environ 150 millions d'années, les premiers "vrais" oiseaux se sont très rapidement diversifiés au cours du Crétacé inférieur, période au cours de laquelle se sont mises en places d'autres adaptations anatomiques directement liées au vol.

 

Grâce à de nouveaux fossiles découverts en Chine, mais également au Canada, en Europe et en Sibérie, on comprend mieux l'origine et la diversification des oiseaux mésozoïques, mais également l'évolution du vol et du plumage au sein du vaste groupe des dinosaures.

Membre de l'Académie royale de Belgique, Pascal Godefroit est à la tête de la Direction opérationnelle 'Terre et Histoire de la Vie' de l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB).

Spécialiste internationalement reconnu des dinosaures ornithischiens, il étudie également l'origine des oiseaux et l'évolution des plumes et du vol chez les dinosaures théropodes; les premiers résultats de ces travaux ont déjà fait l'objet de plusieurs articles publiés en 2013 et 2014 dans Nature et Science.

Au cours de sa carrière, Pascal Godefroit a dirigé une trentaine de chantiers paléontologiques en Belgique et à l'étranger - principalement en Chine et en Russie - et a notamment découvert une vingtaine de nouveaux taxons de dinosaures et reptiles marins. Il a été, de 2008 à 2013, professeur invité à l'Université de Jilin à Changchun.

Pascal Godefroit a été le commissaire scientifique de la prestigieuse Galerie des Dinosaures du Muséum des Sciences naturelles de Bruxelles – la plus grande en Europe – entièrement rénovée de 2004 à 2007 et véritable écrin pour les illustres Iguanodons de Bernissart, ainsi que de la nouvelle Galerie de l’Évolution.

 


18h : Conférence, au cinéma du Casino de Villers : L'homme de Neandertal en Normandie par Dominique Cliquet (DRAC, Caen)

Le 06/08/2016

 

Neandertal, ce normand !

Les découvertes archéologiques d’occupations du Paléolithique moyen (entre 300 000 et 40 000 ans) en Normandie de ces dernières décennies ont entièrement renouvelé notre vision des Néandertaliens. Quelques sites privilégiés, bien conservés par un recouvrement rapide des sols d’occupation, nous renseignent sur les modes de vie de ce proche cousin qui a occupé la partie occidentale de l’Eurasie pendant plus de 250 000 ans.

Si les sites normands nous renseignent sur les environnements dans lesquels évoluaient ces hommes, ils apportent un large concours à la connaissance des activités « domestiques » et techno-économiques de l’Homme de Neandertal.

 

 

 

Technicien en construction mécanique, Dominique Cliquet suit des études d’histoire puis d’archéologie.

 

Docteur en Préhistoire de l’Université de Paris 1- Panthéon-Sorbonne et chargé de cours à l’École du Louvre, il commence sa carrière comme conservateur chargé de l’archéologie au Musée d’Évreux (Eure), avant de rejoindre le Service régional de l’archéologie de Basse-Normandie.


18h : Conférence, au cinéma du Casino de Villers : La paléontologie en Normandie: les crustacés par Sylvain Charbonnier, (MNHN, Paris)

Le 09/07/2016

Dans la nature actuelle, les crustacés constituent l’un des groupes les plus diversifiés du règne animal avec près de 70 000 espèces décrites. Parmi les crustacés, les décapodes regroupent environ 15000 espèces actuelles pour seulement 3500 espèces fossiles décrites du Dévonien au Quaternaire.

Jusqu’à présent, les crustacés fossiles ont été largement sous-exploités comme objets et modèles d’étude en paléontologie. Relativement peu abondants dans le registre fossile, ils sont nettement sous-estimés du point de vue de leur paléobiodiversité. Ils sont aussi très souvent absents des reconstitutions paléoécologiques, paléoenvironnementales et surtout paléobiogéographiques.

Cet état de fait est intiment lié aux conditions de fossilisation et à la nature même de la carapace des crustacés qui se dégrade très rapidement après la mort des organismes. Ainsi, quand les crustacés sont présents dans un assemblage donné, il s’agit régulièrement de fragments d’appendices ou de carapaces dont l’identification est toujours délicate pour le spécialiste ce qui limite voire rend frustrante toute tentative d’interprétation plus poussée. Par ailleurs, l’un des problèmes majeurs des crustacés fossiles est l’accès à de nouveaux gisements qui sont et demeurent rares. - Néanmoins, la Normandie est une terre de prédilection pour les paléontologues spécialistes de crustacés fossiles. En effet, les sédiments du Jurassique et du Crétacé de Normandie livrent des fossiles en abondance et parfois des crustacés sont découverts. La Normandie est donc une source d’information importante et permet d’esquisser l’importance des crustacés dans les communautés du passé.

Le conférencier a présenté (1) les recherches des pionniers de la paléontologie normande au XIXe siècle, (2) les faunes emblématiques du Jurassique et (3) les faunes emblématiques du Crétacé. Des comparaisons avec d’autres régions françaises et d’autres régions en Europe et dans le monde seront proposées.

 

Maître de Conférences au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) de Paris, Sylvain Charbonnier étudie les gisements à conservation exceptionnelle. Ses recherches paléontologiques portent notamment sur les arthropodes marins du Mésozoïque et la reconstitution des paléoécosystèmes. Au sein du Centre de recherche sur la paléodiversité et les paléoenvironnements (UMR 7207 CR2P), il est responsable, avec Didier Merle (MNHN), d’une équipe chargée d’examiner des aspects exceptionnels et cryptiques de la Paléodiversité.

Auteur de nombreuses publications scientifiques, il a récemment coordonné l’organisation d’un symposium international sur les crustacés décapodes du Mésozoïque et du Cénozoïque (Villers-sur-Mer, 14-18 juin 2016).

Sylvain Charbonnier est actuellement Président de la Société Géologique de France (SGF).

 


14h : Visite de l'exposition La Normandie aux temps des dinosaures, au Musée d'Elbeuf, Fabrique des savoirs, guidée par Jérôme Tabouelle, et précédée d'un déjeuner au restaurant «La Providence», 15 rue Camille Randoing, 76500 Elbeuf (à 3 min. à pied du Musée). Visite Musée gratis. Covoiturage de Paris et de Villers. (Inscription avant le 17 mars)

Le 22/03/2016

La Normandie au temps des dinosaures

Exposition du 12 décembre au 24 avril 2016,
Fabrique des Savoirs, 7, cours Gambetta, à Elbeuf

            

        Jérôme Tabouelle présente une tête de sauropode, -161 millions d’années.

La Normandie est l’une des régions les plus riches en matière de vestiges de dinosaures. C’est également un lieu où l’on trouve une très grande diversité d’espèces.

Habitué à crapahuter dans le désert marocain ou dans les glaces du Spitzberg pour trouver des vestiges, Jérôme Tabouelle, le responsable des collections Sciences de la vie et de la terre à la Fabrique des savoirs d’Elbeuf, a mis plus d’un an, avec son impressionnant carnet d’adresses, à construire l’exposition La Normandie au temps des dinosaures. « On trouve dans la région des roches qui se sont formées pendant les trois époques où ont vécu des dinosaures, le Trias, le Jurassique et le Crétacé », dit-il.

Il existe, aujourd’hui encore, des lieux précis où les recherches doivent s’effectuer, indique Éric Buffetaut, grand spécialiste de cette période, directeur de recherches au CNRS. Il faut aller là où « on voit bien les roches, dans les falaises au bord de la mer, les Vaches noires entre Villers et Houlgate, dans le Calvados, par exemple, ou encore le Cap de la Hève, en Seine-Maritime, et dans certaines carrières ».

(Ouest-France du samedi 12 décembre 2015)  

 

Visite organisée par l'APVSM le mardi 22 mars à 14h30. Visite Musée gratis.
RV avec Jérôme Tabouelle à 12h30 au restaurant «La Providence»,
15 rue Camille Randoing, 76500 Elbeuf (à 3 min. à pied du Musée).

Covoiturage de Paris et de Villers. 

Inscription avant le 17 mars au 06 22 97 12 41


18h : Réunion mensuelle, Salle Bagot, avec exposé sur La Paléontologie en Normandie au XVIIIe (2e partie), par Michel Moreau

Le 19/03/2016

1ère partie : Vie de l'association, échos scientifiques

2e  partie :   Exposé de sur : La Paléontologie en Normandie au XVIIIe siècle (2ème partie)

3e  partie :   Identification de vos trouvailles

L'exposé de Michel Moreau s’adresse à tout le monde, en particulier à ceux curieux de comprendre comment s'est fait l'éveil à la paléontologie, discipline scientifique qui ne trouvera son nom qu’au XIXe siècle.  Au XVIIIe siècle, c’est le goût partagé des sciences de la Nature - on dit alors l’Histoire naturelle - qui se manifeste par la constitution de collections qui s’exposent dans des « cabinets de curiosités » appelés à devenir « cabinets d’histoire naturelle » vers 1740.

Ces expositions entraînent toute une série d’échanges sociaux de communications, de réseaux qui se constituent et dont la forme ultime se retrouve dans les Académies des Sciences, des Arts et des Belles Lettres florissantes dans les provinces.

Michel Moreau se propose de rechercher donc précisément, en Normandie, quelles sont les Lumières qui s’allumeront dans le domaine des Sciences Naturelles et plus encore dans le domaine de la paléontologie: dans la première partie de son exposé, il avait évoqué un naturaliste, grand collectionneur, axé sur les sites fossilifères locaux de Villers, de Rouen et du Havre, l’abbé  Bachelet. Celui-ci est le premier découvreur attesté de restes de dinosaures; originaire du Calvados et finissant sa vie à Rouen, il fut révélé  par un médecin, originaire également du Calvados,Louis Lepecq de la Clôture et devint membre avec lui de l’Académie des Sciences, des Arts et Belles Lettres de Rouen.

Restant en Seine inférieure, Michel Moreau va observer les autres lumières qui se manifesteront dans la paléontologie; il y a trois personnages, partageant les tendances générales exposées plus haut : ce sont eux dont il sera question dans cette deuxième partie ; le troisième personnage, l’abbé Jacques François Dicquemare, est le plus connu ; Michel Moreau examinera si ce que l’on peut savoir de sa vie et de son œuvre paléontologique mérite la place que Cuvier lui a offerte. 


Jacques François Dicquemare

1733-1789

 

 

 

Michel Moreau


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