Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer

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Activités - Best of 2019

Sortie fossiles dans les Faluns de Touraine (visite du musée d’un collectionneur, fouille en carrière, dans les vignes et les champs).

Période : du 30/05/2019 au 01/06/2019

 

 

Nous sommes neuf adhérents, dont deux nouveaux, étudiants à l’Université du Mans en 2ème année de SVT, et désirant découvrir le travail de fouille.

 

 

 

La journée démarre par un pique-nique rapide, sous un ciel mitigé, dans la carrière pédagogique de Channay-sous-Lathan.

 

Le repas terminé, nous prenons la direction de la carrière de Saint-Laurent-du-Lin. De nombreuses voitures étaient déjà sur les lieux. Après s’être garé, chacun équipé de son matériel (tamis, pelle, griffe  etc…) prend possession d’un petit coin de fouille dans cette grande carrière tantôt à flanc de coteaux, tantôt sur les chemins, tantôt dans les dépôts de sable. La récolte commence et nous nous déplaçons régulièrement pour chercher d’autres fossiles à d’autres endroits. 

En fin d’après-midi, la fatigue commence à se faire sentir ; alors il est temps de prendre la direction de l’hôtel.  Quant à nos étudiants, résidant à quelques kms des fouilles, ils font la route tous les soirs. 

Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner, nous nous dirigeons tous vers Luynes, où nous attendent nos hôtes M. et Mme. THUSSEAUD pour une visite commentée de leur musée privé. L’accueil est très chaleureux. Après un échange de cadeaux de la part de l’association et de nousmêmes, M. Thusseaud nous remet un lot de fossiles (spongiaires, oursins et autres), que nous nous partageons. 

 

Puis nous nous dirigeons vers l’ancienne écurie joliment restaurée d’une demeure du XVIIIème siècle où de nombreux fossiles témoins du passé et de l’évolution de la vie de 550 millions d’années à nos jours sont présentés. Nous sommes émerveillés par toutes ces magnifiques pièces parfois très fragiles, parfois de taille imposante. 

 

             

Vers 13h nous partons pique-niquer dans la cave troglodyte, sous un soleil éclatant (les parasols sont de mise). Les plats se partagent (terrine de saumon, asperges vertes, gâteaux, rosé, chinon etc…), un repas très convivial comme entre amis de longue date. 

Nous repartons difficilement continuer nos fouilles  dans la carrière de la veille, étant donné que les fouilles dans les vignes étaient impossibles car elles étaient en cours de sulfatage et les champs inaccessibles pour cause de cultures. En fin d’après- midi, nous retournons à notre hôtel.

La dernière matinée de fouilles se fait sous un soleil écrasant,  puis nous nous séparons sur un dernier pique-nique.

 

 

Au bout de ces trois jours,  tout le monde y trouve son compte dans la récolte : de magnifiques petits oursins, des Scutelles, des  Bryozoaires, des dents de requins, de raies, de daurades, des os de poissons, des Pectens, des Chlamys, des gastéropodes etc…

 

 

 Même une dent de rhinocéros aurait été trouvée le matin par un chercheur avant notre arrivée … Nous rentrons tous, ravis de cette récolte honorable et de cette sortie très ensoleillée.

 

 

Martine & Alain Devillers

  


Sortie à Villerville, le 18/04/19

Le 18/04/2019

 

 

Par une belle matinée ensoleillée, nous nous dirigeons vers le lieu de rendez-vous. Après un pique nique pris sur une place aménagée près de la plage, nous nous dirigeons vers les falaises, en direction de Hennequeville.

Après quelques explications sur la géologie locale, chacun commence ses recherches, dans les marnes ou sur les blocs éboulés. Les trouvailles commencent : des spongiaires (Hallirhoa, Chenendopora..), des nodules de silex à étudier plus tard, du pouding dans lequel nous cherchons des dents (poissons, requins). Plus loin, des bivalves (Arca ?) des gastéropodes, des nérinées, un oursin, un peu écrasé, une Gervillela avec son  empreinte, des trigonies(Myophorella) …

Au cours du trajet, des blocs de silex noirs apparaissent, ils proviennent du recul des falaises côtières. Ces blocs ont donné naissance à l’appellation des « Roches Noires ». Plus loin, des blocs de structure inhabituelle se présentent à nous, échoués sur la plage. Ces blocs présentent une structure cérébroïde en boules et coussins  provoquée par des déformations séismites, avec des figures en cuvette ou en blague à tabac (spécificité de Villerville)  contenant du calcaire ou plus rarement un silex central.

Pas de récolte d’ammonite mais une belle empreinte  sur l’estran, immortalisée par Jean-Marie, et laissée en place pour les futurs randonneurs. Rien d’exceptionnel, mais une belle récolte honorable pour tout le monde qui s’en retourne ravi de cette sortie.

 

Alain & Martine DEVILLERS


excursion à Abbeville, conjointement avec le CRAHN. Sous la direction d’Arnaud Hurel (MNHN), de Pierre Antoine (CNRS laboratoire de géographie physique Meudon) et de Jean-Pierre Watté, visite de deux sites paléolithiques (Carrière Carpentier, site de Moulin Quignon)

Le 09/03/2019

Programme : Sous la direction d’Arnaud Hurel (MNHN), de Pierre Antoine (CNRS, Laboratoire de géographie physique de Meudon) et de Jean-Pierre Watté (préhistorien, membre d’honneur de l’APVSM), visite de deux sites paléolithiques (Carrière Carpentier, site de Moulin Quignon); déjeuner ; visite de l'exposition temporaire Retour à Moulin Quignon au Musée Boucher de Perthes.

 


Arnaud Hurel (MNHN) et Pierre Antoine (CNRS)

 

Haut lieu de l’archéologie mondiale, la vallée de la Somme a joué un rôle majeur dans la reconnaissance de la Préhistoire par la communauté scientifique, française et internationale, dans la seconde moitié du XIXe siècle. De nombreux sites paléolithiques y ont été découverts et fouillés, confirmant la coexistence d’animaux disparus et d’industries lithiques humaines incluant de nombreux bifaces.

Jacques Boucher de Perthes (1788-1868), l’un des pères de la préhistoire, a travaillé sur le site de Moulin Quignon et y a découvert des bifaces,  confirmant l'existence d’un homme préhistorique. Ne manquait qu'un fossile humain pour convaincre les scientifiques du bien-fondé de ses théories. Il y a effectivement "découvert" une mâchoire humaine, prétendument associée à la couche archéologique. Mais un examen scientifique de la mâchoire a révélé la supercherie, ce qui jeta un voile de suspicion sur l'ensemble de son travail et des sites abbevillois. 

Récemment, des scientifiques du CNRS, de l’INRAP et du MNHN ont entrepris de revoir l'ensemble des travaux menés à la fin du XIXe et au début du XXe sur les sites d'Abbeville. Les résultats des prélèvements ont permis de penser qu’au moins une partie du matériel lithique récolté par Boucher de Perthes provenait bien de niveaux fluviatiles datés d’environ 600 000 ans sur le site dit du Moulin Quignon, très proche mais plus ancien que la Carrière Carpentier. Ces pièces constitueraient ainsi les plus anciens témoignages d’une présence humaine dans la vallée.  Afin de le vérifier, l’équipe de scientifiques  entreprit de nouvelles fouilles au "Moulin Quignon" et y a bel et bien trouvé en 2016 et 2017 des objets fabriqués par l'homme.

Ce sont les plus anciennes traces de l'homme préhistorique dans cette partie de l'Europe. Ils datent d'environ - 600 000 ans, c'est-à-dire du paléolithique inférieur.

Une journée riche en enseignements sur l’origine de la Préhistoire, grâce à Arnaud Hurel, Pierre Antoine et  l’exposition du Musée Boucher de Perthes.


18h30 : Réunion mensuelle avec un exposé sur « Les requins », par Jean-Paul BAUT

Le 19/01/2019

Résumé

Présentation de la classe des Chondrichthyens (requins, raies et holocéphales), l’anatomie des requins notamment à travers leurs dentitions, ainsi que leur histoire et leur évolution du Paléozoïque à nos jours. Exposition de diverses mâchoires ainsi que des dents fossiles de requins et évocation de la biocénose et de la thanathocénose, ainsi que d’un chantier de fouille dans la mer stampienne, à Vayres-sur-Essonne.

En guise de conclusion, retour sur l’actuel avec la 6ème extinction (destruction des environnements, espèces menacées).

 

 

 

 

 

45 années d’études de terrain, d’observations et de publications ont amené Jean-Paul BAUT à collaborer de façon systématique avec le milieu scientifique. Il est membre attaché au CNRS UMR CNRS 5125 (PEPS), Université LYON 1 (actuellement UMR 5276). Son récent statut de retraité lui permet d’envisager d’autres projets en partenariat avec ISTeP - UMR 7193 Institut des Sciences de la Terre de Paris et la Réserve Géologique de l’Essonne.